Chansons sans musique ni interprète

La défête des mères : La tristesse d'une femme qui ne peut pas avoir d'enfant.


Passer devant une école
C’est désormais interdit.
Juste le penser la rend folle.
Les parcs, les squares, elle les fuit.
La vue de tous ces landaus,
Lui met le cœur en lambeau.
Trop dur d’entendre un enfant
Crier joyeusement maman.
Le jour de la fête des mères
Elle imagine dans sa tête
Ce qui manqu’ra dans sa chair.
Mais hélas son corps s’entête,
Refuse son vœu le plus cher.
C’est la dé-fête des mères.
.
La pression la rend malade
Quand quelqu’un amical’ment,
Sans vraiment penser à mal,
Lui dit : « alors c’est pour quand ?»
Il voudrait donner son nom,
Mais elle ne peut que dire non.
Elle souhait’rait, mais ne peut pas.
Alors le mari s’en va.


Le jour de la fête des mères
Elle imagine dans sa tête
Ce qui manqu’ra dans sa chair.
Mais hélas son corps s’entête,
Refuse son vœu le plus cher.
C’est la dé-fête des mères.

Ses yeux ne sont plus embués,
Elle n’a plus aucune larme
Tellement son cœur a pleuré.
Lasse, elle a rendu les armes,
Quand le méd’cin lui a dit,
Que maint’nant tout est fini.
Malgré les années de trait’ment
Elle n’aura jamais d’enfant.

Le jour de la fête des mères
Elle imagine dans sa tête
Ce qui manqu’ra dans sa chair.
Mais hélas son corps s’entête,
Refuse son vœu le plus cher.
C’est la dé-fête des mères.


Tous droits réservés par Daniel Bouchery.


Dis grand père : le changement climatique

Le soleil réchauffe ma chambre.
Pas une once de fraicheur,
En ce soir de décembre.
J’essuie une goutte de sueur.
Le jardin, rétrécit,
Ne laisse plus rien pousser.
On n'a plus un radis.
La terre est trop salée.
Je constat’ amèr’ment
Que maint’nant à mes pieds
Clapot’ tranquill'ment
La Méditerranée.

Beaucoup de discours fleuves.
L'eau passait sous les ponts.
L'eau passait sur les ponts.
L’eau nous met à l’épreuve.


J’ai trouvé dans le grenier
Un appareil, grand-père,
Des années vingt, usé,
Mais tu en étais fier.
Tu l’appelais smartphone.
J'ai vu une belle photo.
Toi devant cett’ mignonne
Maison au bord de l'eau.
Tu étais si heureux
Au milieu de la nature.
Cet endroit caillouteux
Qu’on appelait Côte d’azur.


Beaucoup de discours fleuves.
L'eau passait sous les ponts.
L'eau passait sur les ponts.
L’eau nous met à l’épreuve.


Papa m’a raconté,
Qu’il s'y baignait petit.
Ensuite l’eau a monté
Alors ils sont partis.
Ils ont déménagé
Beaucoup plus loin au nord.
C’est là que je suis né.
Et nous y sommes encore.
Dis grand père c'est bien vrai
Toi aussi tu savais ?
Silence musical
Pourquoi n'as tu rien fait ?


Beaucoup de discours fleuves.
L'eau passait sous les ponts.
L'eau passait sur les ponts.
L’eau nous met à l’épreuve.
 
Tous droits réservés Daniel Bouchery.

Le gaulois réfractaire : un aperçu du comportement français

L’esprit d’ contradiction
Est sa motivation.
Toujours la discussion.
Vive la révolution.

Le gaulois réfractaire
A le verre salutaire.
D'une tournée d’apéro
Surgit un monde nouveau.

2015 la police,
Emus, ils applaudissent.
Quatr’ ans après, ils paient
Un voyou à succès.
2020 les méd’cins,
Ils applaudissent sans fin.
ils rêvent, en général,
D’entrer, même en civière,
Dans le corps médical.
Un fantasm’, l’infirmière.

Le gaulois réfractaire
A le verre salutaire.
D’une tournée d’apéro,
Surgit un monde nouveau.

Stop covid ne passe pas.
Vie privé, notre loi.
Je préfère les GAFA,
Car ils savent tout de moi.
Il se promène masqué.
Car bien intentionné.
Mais au coin de la rue
S’en fiche d’être démasqué.
Et ni vue ni connu,
Il le laisse bien tombé.

Le gaulois réfractaire
A le verre salutaire.
D’une tournée d’apéro,
Surgit un monde nouveau.

Il avait précédé
Ce minus , ce planqué,
Et mis l’éco atone,
en jouant aux nains jaunes.
Il décapite les rois
cherche la tête de l’emploi.
Après avoir passé
Des meneuses en revues,
Pour une Gaule dépitée,
Il cherche toujours l’élu.

Le gaulois réfractaire
A le verre salutaire.
D’une tournée d’apéro,
Surgit un monde nouveau.

Le gaulois réfractaire
A le verre salutaire.
D’une tournée d’apéro,
Surgit un monde nouveau.

Tous droits réservés Daniel Bouchery.

Un souvenir d'avant : Devant le monument aux morts, un homme se rappelle de son amour pour cette femme, morte en résistante pendant la seconde guerre mondiale.

Un ruban dans tes cheveux
Une vraie boule de feu
J’adorais cette chaleur
Et restait à tes côtés.
Souriant sans parler,
La main posée sur ton cœur.
Fixant tes yeux bleus,
Je voyais l’av’nir à deux.

Plaqué sur la poitrine,
Un bout d’ fer pour l’honneur.
Ancré dans la poitrine,
Un bout d’ fer pour l’horreur.
Planté au garde-à-vous
Devant ce monument,
J’avoue, je pense à vous.
Un souvenir d’avant.

Belle messagère de l’espoir,
S’enfonçant dans le soir.
Rien ne pouvait t’arrêter,
Sur cette route sans lend’main.
L’éclair fut soudain
Te projetant dans le fossé.
Je fixais livide
Cette roue tournant dans le vide.

Plaqué sur la poitrine,
Un bout d’ fer pour l’honneur.
Ancré dans la poitrine,
Un bout d’ fer pour l’horreur.
Planté au garde-à-vous
Devant ce monument,
J’avoue, je pense à vous.
Un souvenir d’avant.

Le futur n’existait plus,
Maudits inconnus.
Noyé dans le flot des larmes,
Mes rêves se sont écoulés,
Sans tuer nos idées.
Sûr je reprendrais les armes.
Bon sang ça fait mal,
Dans ton front ce bout d’métal.

Plaqué sur la poitrine,
Un bout d’ fer pour l’honneur.
Ancré dans la poitrine,
Un bout d’ fer pour l’horreur.
Planté au garde-à-vous
Devant ce monument,
J’avoue, je pense à vous.
Un souvenir d’avant.

Tous droits réservés par Daniel Bouchery

Encore seule : une autre femme a pris sa place.

Un téléphone à l’oreille
Tous ces mots qui t’émerveillent.
On te sens bien épanoui.
Mais pas moi.
Un rendez-vous pour demain
Dans le resto que t’aimes bien.
Tu es pressé d’être à deux.
Mais pas moi.

On restera copain.
C’est là ton seul refrain.
Mais J’en n’ai rien à faire.
Je suis célibataire.
A quoi bon toute ces heures,
Car j’ai un corps sans cœur.

Une jolie silhouette s’avance
Charmé par tant d’élégance.
En la voyant tu souris.
Mais pas moi.
Une tête sur ton épaule
Ce beau visage qui te frôle
Ça se voit, tu es heureux
Mais pas moi.

On restera copain.
C’est là ton seul refrain.
Mais J’en n’ai rien à faire.
Je suis célibataire.
A quoi bon toute ces heures,
Car j’ai un corps sans cœur.

Tu es mon unique bijou
Disais-tu amoureusement.
Ta main caressait ma joue
Tendrement.
Nos souvenirs
Me font très mal.
La vie ne me fait plus rire
Tout ça pour un mâle.

On restera copain.
C’est là ton seul refrain.
Mais J’en n’ai rien à faire.
Je suis célibataire.
A quoi bon toute ces heures,
Car j’ai un corps sans cœur.

Nos instants secrets s’effacent.
Cette fille a pris ma place,
Laissant mon cœur se briser.
Se briser.
Comme seul ami un mouchoir.
Le cœur triste de ne pouvoir
Donner envie de rester.
De rester.
Tous droits réservés à Daniel Bouchery

L'insouciance : jeune, la vie n'a pas de limite.

Tu fonces et tu cours insouciante
Dans ce grand espac’ de la vie,
Tu es heureus’ et souriante.
Comm’ l’est une jeuness’ sans soucis.
Un obstacle se dress’ sur ta route
Tu le franchis sans aucun doute.
Car rien n’entame tes convictions
Et s’il résiste, à tes actions,
Tu trébuches mais tu te relèves.
Tu poursuis la quêt’ de tes rêves.

Ta seule richesse,
C’est ta jeunesse.
Beaucoup d’envieux,
Parmi les vieux.

Tu n’as qu’une envie, c’est partir.
Connaître de nouveaux horizons.
Tu as le monde à conquérir.
Rien ne limit’ tes ambitions.
C’est si petit une planète.
Avec des projets plein la tête,
Tu regardes vers l’univers.
Les pieds ne touch’nt déjà plus terre.
On dit le mond’ est infini.
Quand on est jeun’, c’est tout petit.

Ta seule richesse,
C’est ta jeunesse.
Beaucoup de peur
Chez les rêveurs

Tu te défonc’, veut faire la fête
Voir les copains, s’rouler un joint.
S’prend un râteau, mais se la pète
Tu ne veux pas attendre demain
Tout va très vite, bitur’ express.
Tu prends, tu jett’ comme un kleenex.
Consomm’ la vie par tous les bouts
Ce que pens’ les autr’s, tu t’en fous.
Aucune trac’ sur ton visage.
Il n’a pas d’mémoir’ à ton âge.

Ta seule richesse,
C’est ta jeunesse.
Vive la folie
C’est bien la vie

Ta seule richesse,
C’est ta jeunesse.

Tous droits réservés par Daniel Bouchery

La complainte du soleil : le soleil voit la terre se détruire.

La montagne, d’un regard maternel
Suit le parcours de l’enfant naturel.
Ses eaux si claires, fierté de sa mère
Charrie un poisson sur le dos, vert.

Je suis vraiment en colère.
Que faites vous de ma jolie planète bleue ?
Vous êtes devenus des fous, pas des dieux,
Pour détruire ma terre.

Des rouleaux depuis des millénaires
Pour des grains de sables, attaquent les falaises.
L’homme, pour un grain de folie, à l’aise,
Transforme en poubelle cette belle mer.

Je suis vraiment en colère.
Que faites vous de ma jolie planète bleue ?
Vous êtes devenus des fous, pas des dieux,
Pour détruire ma terre.

La forêt danse sous les rafales du vent.
Et ce rappelle cette période d’avant
Où son ami n’était pas le plus fort.
Elle se désole de voir ce bois, mort.

Je suis vraiment en colère.
Que faites vous de ma jolie planète bleue ?
Vous êtes devenus des fous, pas des dieux,
Pour détruire ma terre.

Tous droits réservés par
Daniel Bouchery

La nuit : le mal être d'un homme.

Chaque nuit je traine.
Je traine de la cuisine
Au fauteuil, je traine.
Je suis sans copine.
Chaque nuit je vis.
Je vis mes angoisses.
De mes peurs je vis.
Une vie sans audace.


Le jour je suis mon personnage
Je redeviens l’homme sage
Qui tient la porte – à la vieille dame
Je suis une bonne âme.
Quand vient la nuit, mon envie forte
C’est d’lui flanquer la porte
Très fort dans la figure.
Jeunes et vieux la fracture.


Chaque nuit je traine.
Je traine de la cuisine
Au fauteuil, je traine.
Je suis sans copine.
Chaque nuit je vis.
Je vis mes angoisses.
De mes peurs je vis.
Une vie sans audace.


La nuit c’est mon refuge
J’oublie, j’aime pas le jour
La nuit un subterfuge
Pour une vie sans amour.
Ne plus croiser les gens
Qui ne me remarque pas.
Viendra le temps
Où la vie sourira.


Chaque nuit je traine.
Je traine de la cuisine
Au fauteuil, je traine.
Je suis sans copine.
Chaque nuit je vis.
Je vis mes angoisses.
De mes peurs je vis.
Une vie sans audace.


La nuit je traine.
Je traine mon désespoir.
La nuit je traine.
La nuit j’attends le soir.

Tous droits réservés par
Daniel Bouchery

La ruine : ce que construit l'homme est éphémère.

Au milieu de nulle part,
Des pierres, forment un rempart.
Camouflées sous des branchages,
Elles n’osent pas avouer leur âge.
Fatiguées de faire semblant,
Des pierres tombent, tel un fruit mûr.
Elles se trouvent au pied du mur.
Il est vraiment loin ce temps,
Où, blottis flanc contre flanc,
Elles bravaient les éléments.


Ce que tu construis de tes bras,
La nature le reprendra.
Ce que tu construis dans les cœurs,
Gardera toute sa valeur.
Ce que tu construis, fait le bien.
Ne perd pas l’amour des tiens.


Gagnées par le désespoir
Elles se laissent maintenant choir.
C’est trop tard pour résister.
Le gel les a trop blessées.
Sentant gagner la bataille,
Les ronces glissent dans les entailles.
Que ce terrain devienne friche.
Pour le reste, les ronces s’en fichent.
Une pierre plus téméraire,
Écrase lourdement du lierre.


Ce que tu construis de tes bras,
La nature le reprendra.
Ce que tu construis dans les cœurs,
Gardera toute sa valeur.
Ce que tu construis, fait le bien.
Ne perd pas l’amour des tiens.


Au fond de leur cœur de pierre,
Que gardent-elles de cette chaumière ?
Tous les coups et les fractures
Reçus, pour devenir mur.
Les pleurs et les rires d’enfants,
Vivant près de leur maman.
C’est une ruine, pleine de mystère.
Tout retournera en terre.
Depuis longtemps j’ai compris
Qu’après moi, rien n’est fini.


Ce que tu construis de tes bras,
La nature le reprendra.
Ce que tu construis dans les cœurs,
Gardera toute sa valeur.
Ce que tu construis fait le bien.
Ne perd pas l’amour des tiens.

Tous droits réservés à Daniel
Bouchery

Pas sûre : le doute d'une femme sur ses capacités.

Le soleil simplement brille.
Sans fioritures, il s’impose.
Si dans le ciel il scintille
Humblement sur moi se pose.
Le soleil, lui, craint personne.
Au milieu de l’univers
Il fait le beau, fanfaronne,
Car il n’a pas d’adversaire
C’est sûr qu’il peut faire le fort
Car lui, pour nous éblouir
Il n’a pas besoin d’effort.
Son regard nous fait rougir
Pourtant, je peux faire la fière
Car moi je suis volontaire.


Pourquoi je doute ?
Pourquoi je n’ose ?
Aller vers les autres.
Je le redoute.
Ça m’indispose.
Je rêve d’être une autre.


Et toutes ses bombasses
Lovées dans les magazines.
Avec un sourire de bétasse
Elles expliquent et me bassinent
Avec leurs conseils débiles.
Il faut rayer la choucroute
Puis en fringue changer de style
Alors, je tiendrai la route.
C’est sur qu’en effaçant tout
Avec un bon logiciel,
On enlève certains atouts,
Et reste le superficiel.
Peu m’importe ces filles virtuelles,
Car moi je reste naturelle.


Pourquoi je doute ?
Pourquoi je n’ose ?
Aller vers les autres.
Je le redoute.
Ça m’indispose.
Je rêve d’être une autre.


J’sais pas, mais certains attirent
Facilement la sympathie.
Ils n’ont qu’un seul mot à dire
On écoute comme par magie.
Ils sont le centre d’intérêt
Puis deviennent vite capital
Car ils font toujours de l’effet.
Leur présence devient vitale.
C’est sûr, ils en font des tonnes
Ils ont peur de perdre leur place
Et leur attitude détonne.
Pas de raison qu’je m’efface
Pas besoin d’cérémonial
Car moi je suis conviviale.


Pourquoi je doute ?
Pourquoi je n’ose ?
Aller vers les autres.
Je le redoute.
Ça m’indispose.
Je rêve d’être une autre.
Tous droits réservés à Daniel Bouchery

L'anti-chambre de l'amour : une relation entre deux amours.

L’antichambre de l’amour
Nos pas foulaient les mêmes sentiers,
Le rêve de nos vacances d’été.
Tu t’promenais seul sous les cieux
Et je n’étais pas plus nombreux.
J’fixais ton regard captivant.
J’aimerais le voir plus souvent.

Cet amour germant, j’le souhaite.
Nous mèn’ra-t-il avec envie,
Sur le long chemin de la vie ?
Et tant pis si cela s’arrête,
Nous finirons alors un jour
Dans l’antichambre de l’amour.

Les week-ends nous partions heureux,
Dans toute la France en amoureux,
Avec le plaisir pour compagne.
Nos grande ballad’ en campagne,
Gard’nt l’empreint’ de nos retrouvailles.
Nous laissons des champs de bataille.

Cet amour naissant, j’le souhaite.
Nous mènera-t-il sans envie,
Sur le long chemin de la vie ?
Hélas maintenant qu’il s’arrête,
Nous arrivons alors ce jour
Dans l’antichambre de l’amour.

L’amour s’en va s’en artifice.
Ne pleure pas, on rest’ complice.
Notre belle histoire tourne court.
Ca n’empêch’ pas de fair’ l’amour.
Nous attaquons l’atterrissage.
Dois-t-on pour autant rester sage ?

L’amour fuyant aux oubliettes
N’ira pas plus loin, plus envie,
Sur le long chemin de la vie.
Et maintenant que tu es prêt,
Quitt’ras-tu avant moi, un jour,
Cette antichambre de l’amour.

Tu restes seul avec tristesse.
Mais ton cœur meurtri guérira.
Un homm’ acceptera tes bras
Et te couvrira de tendresse.
Nous recherchons une âme sœur.
Nous recherchons le même bonheur.


Cet amour germant, j’le souhaite.
Nous mèn’ra-t-il avec envie,
Sur le long chemin de la vie ?
Et tant pis si cela s’arrête,
Nous finirons alors un jour
Dans l’antichambre de l’amour.


Tous droits réservés par Daniel Bouchery

Les parcelles d'amour.

LES PARCELLES D’AMOUR

C’est l’âge je n’en peux vraiment plus.
Une soirée avec les copains.
Je mang’ bien et suis repu.
Mais gare au lendemain matin
Car j’ai un réveil difficile.
Je me sens tout barbouillé
Et dans ma tête, j’ai pleins d’aiguilles.
Quand j’pens’, qu’il y a quelques années,
J’pouvais passer des nuits blanches
Et être en forme pour travailler.
J’ai l’impression d’êtr’ une vieill’ branche
Qu’on jett’ra dans la ch’minée
Laiss’ tomber la fumée
Et tout’ tes idées tristes.
Tu es en bonn’ santé
Alors soit optimiste.
Tu as bon pied, bon oeil
Et un cœur de cent’naire.
Rest’ pas dans un fauteuil
Et la vie va te plaire.

Dans ma vie de chaque jour,
Je reçois des parcelles d’amour
Que me donnent mes amis,
Que me donnent ma famille.
Quand je regarde autour de moi,
Sont bien petits tout mes tracas.
J’ai vraiment tout pour être heureux.
Et dans mon cœur le ciel est bleu.


Partout on entend, c’est la crise
Et de difficile fin de mois.
Je ne vois pas la reprise.
Et j’ai peur de perdre mon emploi.
Quand tous les ans j’pars en vacances
C’est restriction de rigueur.
Je fais attention aux dépenses,
Avec des épinards sans beurre.
Et pour les sorties du soir,
Je prends plus de vin au resto.
Just’un extra, un petit noir.
C’est dure la vie sans un pot.
Mais pourquoi tu te plains
Tu souffles, tu cries, tu pleures
Alors que tout va bien.
Trop vite viendra ton heure.
Au-d’ssus d’la tête, un toit
Et dans l’assiette du pain.
Un manteau, jamais froid.
La vie est vraiment bien.
.

Dans ma vie de chaque jour,
Je reçois des parcelles d’amour
Que me donnent mes amis,
Que me donnent ma famille.
Quand je regarde autour de moi,
Sont bien petits tout mes tracas.
J’ai vraiment tout pour être heureux.
Et dans mon cœur le ciel est bleu.


Et quand je vois tout cette misère
Qui ce répand sur c’foutu monde
J’avoue que ça m’désespère.
Malgré moi, j’y pense chaqu’ seconde.
Quand j’allum’ mon amie télé,
Pour avoir un peu d’couleurs,
J’aim’rai me changer les idées.
Hélas les infos me font peur.
Quand J’vois partout cett’ violence
J’ai peur. C’est vraiment effroyable
Il n’y a aucun’ tolérance
Dans ce bas monde pitoyable.
Regarde ce jardin
Aux fleurs multicolores.
Respire leurs parfums
Et profite du décor.
Au milieu, ta maison
Avec des rires de bambins
Tu as bien des raisons
Dans la vie d’être bien.

Dans ma vie de chaque jour,
Je reçois des parcelles d’amour
Que me donnent mes amis,
Que me donnent ma famille.
Quand je regarde autour de moi,
Sont bien petits tout mes tracas.
J’ai vraiment tout pour être heureux.
Et dans mon cœur le ciel est bleu.

Tous droits réservés par Daniel Bouchery

La naissance.

La naissance

Oh les beaux petits pieds !
En plus il a deux mains.
On est tout excité.
A la vue du bambin.
A peine que sa babille
On s’esclaffe, on sourit
On devient des débiles,
Heureux des gazouillis.
J’sais, ça vous fait marrer
Mais c’est mon bébé.
Un petit bout de nous
Un grand bout d’amour
Un petit bout d’chou
Et c’est le grand jour.
Tu n’as pas fait un sourire
Mais déjà mon avenir.
Il est vraiment trognon
Il a mon petit nez.
Tu t’prends pour Apollon,
C’est celui de pépé.
Ou plutôt tante Yvonne.
Arrêter toute ces piques
Il ressemble à personne.
Cet enfant est unique,
Il ne faut pas chercher,
Car c’est mon bébé.
Un petit bout de nous
Un grand bout d’amour
Un petit bout d’chou
Et c’est le grand jour.
Tu n’as pas fait un sourire
Mais déjà mon avenir.
Un rayon de soleil
Une étoile dans la nuit
Il n’a pas son pareil
Pour rendre heureuse ma vie.
Et je passe des heures
A regarder la mère.
Elle qui m’donne ce bonheur
De contempler ma chair.
Inutile d’rigoler
C’est notre bébé.
Un petit bout de nous
Un grand bout d’amour
Un petit bout d’chou
Et c’est le grand jour.
Tu n’as pas fait un sourire
Mais déjà mon avenir.

Tous droits réservés par Daniel Bouchery

Comédie musicale "Ysaure et Manant". "L'ouverture". Texte 00

L’OUVERTURE

Braves gens oyez, oyez
Cette histoire réellement
Imaginée. Entendez
Le récit de ce Manant
Qui n’écouta que son cœur
Pour espérer le bonheur.
Découvrez que de tout temps
L’amour bouleverse les coutumes.
Que vous portiez le costume,
Ou nu, le cheveu dans l’vent,
Souvenez-vous qu’en croisant
Une gentille damoiselle
Ou un beau garçon, souriant
A la vue de ses prunelles
Votre cœur battit soudain
Bien plus vite que de raison.
Est-ce le fruit de la passion
Qui sera sans lendemain ?
Ou un amour contrarié
Dans une vie antérieure ?
Inutile de se poser
La question pendant des heures.
Vous avez sûrement croisé
Cette belle personne au pied
D’un échafaud. Etiez-vous
Déjà ceint d’une corde au cou ?
Prenez ce que la vie donne
Avant que le glas ne sonne.
Jouissez des amours présents
Sinon attendez mille ans.

Tous droits réservés par Daniel Bouchery

Comédie musicale "Ysaure et Manant". "Le château". Texte 01

LE CHATEAU

Refrain
A l’abri derrière ces hauts murs,
Il n’y a pas que des armures.
Des cœurs vibr’nt. Des paysans,
Des gens d’armes et des artisans
Se déplac’nt dans cet endroit clos.
C’est le château, c’est le château.

Couplet 1
Sur la bell’ colline se dress’
Cette imposant’ forteresse.
Le donjon, tel un doigt
Se dresse dans le ciel, droit.
ll défie les éléments.
Le soleil, signe d’allégeance,
Illumin’ ce monument.
Il a peur de la vengeance.
Mais le château, de sa hauteur
Déploie ses murs protecteurs.


Couplet 2
Les vents, surgiss’nt dans le val,
Et se ruent sur les murailles,
Puis repart’nt paisible et calm’.
Un fier soldat, son poitrail,
Protéger par son haubert,
Surveille les alentours,
Blottis derrière une archère.
Nul ne vient défier les tours.
Car le témérair’ seigneur,
Homm’ puissant, inspir’ la peur.


Couplet 3
Le pont-levis abaissé,
Ouvriers et artisans,
Franchissent les grands fossés.
Portant des sacs le Manant
Entre dans la boulang’rie.
En cuisine, viandes et rôties,
Se prépar’ pour le repas.
Il ne faut pas de faux pas.
Le seigneur est exigeant.
Il n’est jamais indulgent.


Couplet 4
Le château a l’âm’ festiv’.
Avec beaucoup de conviv’.
Dans cette ambiance si légère
Des artist’ et des trouvèr’s
Déclam’nt leurs œuvr’s poétiques
Pendant qu’une douce Musique
s’élèv’ tranquill’ment et fièr’
Au travers des meurtrièr’s.
Durant ce temps les soldats
Font la rond’ sur les remparts.

Tous droits réservés par Daniel Bouchery

Comédie musicale "Ysaure et Manant". "Le seigneur". Texte 02

LE SEIGNEUR

Refrain
Je suis le seigneur de ces lieux.
Ici je fais ce que je veux.
On me traite parfois de tyran,
Mais je protège mes manants.
Et si maintenant règne la paix,
C’est parce que j’ai guerroyé
Pour défendre mes terres et vallées
Que je laisserai à l’aîné.

Couplet 1
Dans ce château je suis le maître.
Mes gens ont comme obligation :
Bien me servir et se soumettre.
Et s’il y a des protestations,
Elles finissent vite aux oubliettes.
Parfois certains en perdent la tête.
Car à tous, la justice je rends :
Manouvriers et paysans.
Et tant pis s’il y a des pleurs
Car ici c’est moi le seigneur.

Couplet 2
Quand la vie de château m’ennuie,
Je pars chasser sur mon domaine.
Sur mon destrier je poursuis,
Le gibier à travers les plaines,
Et dans les cultures de mes serfs.
Mais j’évite parfois de le faire
Car ils doivent payer le champart.
Mais Quand le tocsin sonne : danger.
Tous les villageois viennent chercher
Protection derrière les remparts.


Couplet 3
Depuis longtemps, mes ennemies
S’acharnent en vain sur mon château.
Aucun n’a jamais réussi,
A franchir les douves pleines d’eau.
Mais quand, à l’appel de mon roi
Je me battis Loin de chez moi
Un soldat a failli m’occire.
Mais grâce au courageux messire
Chevalier, ma vie fut sauvée.
Aussi ma fille lui ai donné.


Couplet 4
Quand Dieu mettra fin à ma vie,
Mon fils hérit’ra de mes terr’s.
Ce fief que j’ai durement conquis,
Fera de lui un homme fier.
Aussi loin que porte l’horizon,
Les vallées s’ront sa possession.
Il pourra vivr’ tranquillement,
Sans aucun’ craint ‘ du dénu’ment.
Je repos’rai enfin en paix.
Mon fils impos’ra le respect.

Tous droits réservés par Daniel Bouchery

Comédie musicale "Ysaure et Manant". "Le chevalier". Texte 03

LE CHEVALIER

Depuis des années je sers mon
Seigneur en toute loyauté.
Je l’escort’ avec mon armée.
Mais à la guerr’ pas de sermon.
Je manie la hach’ et l’épée.
Pas de pitié pour les vaincus.
Je prends l’or et les écus.
Tous le rest’ est alors brûlé.
Eh oui ! J’avoue que j’aime bien.
Mais qui attaqu'ra mon maîtr’
Me trouvera sur son chemin.
Je me souviens de ce sale traîtr’
Qui voulait l’occir’ par derrièr’.
Cett’ méchanc’té fut sa dernièr’.
Je suis un chevalier
Qui aime bien guerroyer.

Quand il n’y a plus de guerre
Je m’entraîn’ dans les grands tournois.
Je fais mordre la poussière
A plus d’un chevalier sournois.
Peu de preux peuve’nt m’épouvanter.
Aucun ne m’a désarçonné.
Mes exploits dépassent la région.
Mes rivaux ne sont plus légions.
Les trouvères fredonn’nt mes louanges.
De les entendre, je suis aux anges.
J’adore que l’on me compliment’
Que l’on dise « tu es le meilleur ».
Etre une légende de son vivant
Permet d’avoir plein de flatteur.
Je suis un chevalier
Qui aime bien festoyer

Avec l’argent des villes pillés,
Et ce que mon maître m’a donné
J’ai maintenant un très grand fief.
De ce domaine je suis le chef.
J’ai, la puissance, la renommée,
Mais il me manque encore une dame.
Cela n’est pas vraiment un drame
Car je vais bientôt épouser
La seule fille de mon souverain.
Avoir, à mes cotés, une femm’
Me fera paraître moins infam’.
J’aurais bientôt tout d’un suz’rain
Qui saura se faire respecter
Je pourrais créer un’ lignée.
Je suis un chevalier
Qui va se marier

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Comédie musicale "Ysaure et Manant". "Ysaure". Texte 04

YSAURE

Ma mère fit un dernier effort.
Ma naissanc’ provoqua sa mort.
Ysaur’ fut son dernier cadeau.
Ell’ est vraiment partie trop tôt.
Je tiens d’ell’ cet esprit rêveur.
Je pass’ parfois de longues heur’s,
Le regard fixant l’horizon.
Mes pensées se perd’nt sans raison,
Dans cet interminabl’ espac’.
Y trouverais-je un jour ma plac’ ?
Mais qui m’attir’ comme un aimant ?
Moi qui n’ai point encore d’amant.

Je rêve d’un cœur.
Je rêve d’un homme.
Je rêve. En somme,
Je rêv’ au bonheur.

J’attends encore mon princ’ charmant.
Je l’imagin’ fort et très grand.
Tellement fort qu’aucun’ tempêt’
Ne peut lui faire courber la têt’.
D’un naturel si beau, que dam’
Natur’, à son passag’ se pâm’.
Ses parol’s ne sont que tendress’
Que douceurs. Quand il parl’, les mots
S’envol’nt comme papillons en tresss
Et se pos’nt douc’ment sur ma peau.
Alors cet habit de couleur,
Me transform’ en magnifiqu’ fleur.

Je rêve d’un cœur.
Je rêve d’un homme.
Je rêve. En somme,
Je rêv’ au bonheur.

Mais ai-je bien le droit de rêver,
Car je ne pourrais pas choisir,
L’homme que j’aimerais tant aimer.
On décid’ de mon avenir.
Le verrais-j’ seul’ment qu’au mariag’ ?
Me donn’ra-t-on un mari sage ?
Qui que ce soit, je dois dire oui.
Sait-il que je serais sa femme,
Ou n’est-il pas encore choisi.
Me déclarera-t-il sa flamme,
Ou préférait-il une bergère ?
Un seul être le sait : mon père.

Je rêve d’un cœur.
Je rêve d’un homme.
Je rêve. En somme,
Je rêv’ au bonheur.

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Comédie musicale "Ysaure et Manant". "Le manant". Texte 05

LE MANANT

Couplet 1
Les mains blessées par le labeur
Je fais ma tache avec ardeur.
Comme mes ancêtres et parents
J’ai les pieds vissés dans la terre.
Je la cultive amoureusement
Et de son apport je suis fier.
Une partie de ma production
Est vendue aux gens du château.
Lors de mes fréquentes livraisons
J’endosse mon plus joli surcot.
J’adore marcher parmi ces gens.
Je ne me sens plus un manant.

Refrain
Je rêve d’une vie ailleurs, future
D’une vie pleine d’aventures.
Je veux vraiment changer de vie
Je préfère vivre pleinement,
peu de temps et intensément
Qu’avoir toute une vie d’ennuie.

Couplet 2
Je rêve de la vie de château.
Je me vois dans l’habit du seigneur,
Dirigeant plein de damoiseaux,
De pages, voulant me faire honneur.
Ou je serais un chevalier,
Chevauchant mon beau destrier
Bravant les carreaux ennemis
Sur un champ de bataille en ruine.
Ou pourquoi pas un trouvère,
Racontant mille exploits en vers,
A des enfants émerveillés.
Je voyag’rais dans d’autres contrées.

Couplet 3
Mais ce ne sont que des rêves.
Je suis dans la paysannerie
Et non dans la chevalerie.
A notre travail on se crève
Depuis des générations.
Je veux changer de condition.
Pourquoi suis-je né paysan ?
Toute ma vie serais-je un manant ?
Le jour béni de ma naissance,
Les fées devaient être en vacances,
Pour que je naisse sur cette paillasse.
Dois-je me résigner de guerre lasse ?

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Comédie musicale "Ysaure et Manant". "L'attirance". Texte 06

L’ATTIRANCE

Refrain
Un inconnu attire ma vue. (Ysaure)
Je me dirige vers l’inconnue. (Le Manant)
Mais quel est donc ce grand mystère,
Qui fait que je quitte la terre ?
J’ai le cœur qui part en voyage
Et emmène le corps en bagage.
Est-ce cela qu’on appelle l’amour ?
Vais-je enfin le connaître un jour ?

Couplet1 (Le Manant)
Au château j’fais des livraisons.
J’rencontr’ parfois d’autr’ paysans.
Je parl’ avec des artisans.
Cela me change d’horizon.
Depuis quelques temps j’aperçois
Un’ frêl’ jeun’ femm’ bien habillée.
Ell’ a vraiment un beau minois.
La voir, illumin’ la journée.
Nos regards s’accroch’nt furtiv’ment.
A chaqu’ visit’, j’suis impatient.
Je souhait’ vit’ voir cett’ créatur’.
Cett’ réussit’ de la natur’.
Ell’ doit êtr’ dam’ de compagnie.
Pour être parée de beaux atours.
Dans c’donjon, j’aim’rai faire un tour,
Afin de pouvoir côtoyer
La dame qui me fait chavirer. Couplet2 (Ysaure)
J’aim’ me prom’ner dans le château.
Je vois la foul’ déambuler.
Le va et vient des ouvriers.
Il y en a qui sont très beau.
D’un manant je croise son regard.
Par défi, par jeu j’ le soutiens.
Je préfè’rais un musicien.
Comme il est mignon ce gaillard,
Mais ce n’est pas un chevalier.
Il n’est pas très bien habillé
Mais il est grand et bien bâti.
Ah s’il avait de beaux habits !
Hélas ce n’est qu’un pauvr’ manant.
Son visage est hypnotisant
Car il est rayonnant de joie
Et le voir me met en émoi.
Quand je ne le vois pas un jour
Je surveille du haut de ma tour.

Couplet3
Qui donc pourrait me renseigner ( Manant)
Sur l’identité de cett’ Bell’ ?
Cett’ dam’ inconnue, qui est-ell’ ?
De notre seigneur, c’est l’aînée. (une autre
La fille unique de notr’ bon maîtr’. personne)
Cette révélation sonne le glas ( Manant)
De cet amour naissant. Que l’être
Que je suis comprenne cela :
Cette femme est inaccessible.
Dame de compagnie, qui est-il (Ysaure)
Ce manant livrant le château ?
Ce n’est qu’un paysan commun (dame de
Qui marche en portant son fardeau. Compagnie)
Regarde ! il se déplace comme un (Ysaure)
Fier soldat. Il a de l’allure.
Si seulement il portait l’armure.
Mais après tout, les sentiments
Ont-ils bien besoin d’un par’ment ?

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Comédie musicale "Ysaure et Manant". "La rencontre". Texte 07

LA RENCONTRE

Traversant la cour du château
Le Manant crois’ sa bell’ amie.
Encor’ un’ journée qui souri.
Pourvu qu’ell’ ne finiss’ pas tôt.
Manant fixe’ Ysaur’ : deux ém’raud’s.
Elles éblouissent sont cœur noyé,
Dans cet océan de clar’té.
Le fier soleil, jaloux, maraud’
Quelques éclats pour enrichir
Sa belle collection de rayons.
La dame s’avance et dans un sourire,
Donne rendez-vous près du donjon.

Notre amour est une forteresse
Rien ne détruira notre tendresse.
Notre amour fait battre le cœur,
Quel que soit le sang dans nos veines,
Même dans le corps d’une reine.
Nul ne calmera notre ardeur.

Ysaur’, obsession de ma vie.
Enfin je vous rencontr’ ma mie.
Que ce jour de grâc’ soit béni.
Je peux exprimer mes envies.
Posez votre main sur mon cœur.
Il renferme à l’intérieur
Tout l’amour que j’ai pour vous.
Celui-ci se bat pour sortir.
C’est pour ça qu’on l’entend rugir.
Il n’attend de vous qu’un mot doux,
afin de s’en aller sur l’heure
Vous ouvrir la route du bonheur.

Notre amour est une forteresse
Rien ne détruira notre tendresse.
Quel que soit le sang dans nos veines,
Notre amour fait battre le cœur,
même dans le corps d’une reine,
Nul ne calmera notre ardeur.

Sentir votre présence me trouble
Je n’ reste pas indifférent’.
Avec ses mots ma joie est doubl’
J’ai comme vous, les mêm’s sentiments.
Vous déclarer cette passion,
Je sais que ce n’est point raison.
J’veux rester entendr’ votre flamm’.
Mêm’ si je dois perdre mon âm’.
Etre près de vous jour après jour
Comm’ n’importe qui de la rue.
Et vivr’ ensembl’, notr’ grand amour.
Avec vous, j’veux perdre ma vertu.

Notre amour est une forteresse
Rien ne détruira notre tendresse.
Quel que soit le sang dans nos veines,
même dans le corps d’une reine,
Notre amour fait battre le cœur.
Nul ne calmera notre ardeur.

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Comédie musicale "Ysaure et Manant". "L'enlèvement". Texte 08

L’enlèvement

Pèr’, Pèr’ enfin vient le jour,
Où je m’inquièt’ de l’amour.
Je suis bien heureux ma fill’,
De cett’ bell’ révélation.
Alors bientôt une famill’,
Grandira de cett’ passion.
J’ai pour toi un bon mari.
Mais pèr’, je vous parl’ d’amour.
De mes rêv’s, de mes envies.
L’amour ne dur’ pas toujours.
Moi je t’offr’ un bon parti.
Quelqu’un de la cheval’rie.
Défendant veuv’s et enfants.
Mais il fait des orphelins.
Quoi qu’il fass’, il sera tiens.
Non ! Je préfèr’ mon Manant.


Regard’ ! le bonheur nous attend,
Viens avant qu’il ne chang’ d’idée.
C’est difficil’ de s’en aller.
De quitter nos doux rêves d’enfants.
Notr’ grand amour et nos envies
Nous emmèn’nt vers cett’ vie choisie.

Oh! Pèr’, je vous aim’ beaucoup.
Mais pourquoi m’imposer vous ,
Si violemment, ce tourment
De ne pouvoir prendr’ amant
L’homm’ qui anime mon cœur.
Jamais je ne pourrai vivre,
Ne serais-ce qu’une seul’ heur’,
Loin de celui qui m’enivr’
D’un grand bonheur et de joie.
M’obligerez vous en somm’
A choisir entre deux homm’s :
Lui et vous ? Pardonnez-moi
Si je parle de mon émoi
Mais pourquoi avoir un cœur
S’il ne fait que mon malheur.
La vie n’est faite que de choix.








Regard’ ! le bonheur nous attend,
Viens avant qu’il ne chang’ d’idée.
C’est difficil’ de s’en aller.
De quitter nos doux rêves d’enfants.
Notr’ grand amour et nos envies
Nous emmèn’nt vers cett’ vie choisie



La nuit tomb’ sur ma passion,
Comm’ souvent le jour détruit
Les rêv’s de toute un’ nuit.
Etre femme est-c’ un’ raison
Pour interdire le bonheur ?
Ysaur’ arrête tes pleurs.
Partons hors de cette enceint’.
Courrons pour briser les chaîn’s
Puis fuyons tout’s ces contraint’s.
Cell’s qui empêchent que l’on s’aim’.
Viens vers d’autres horizons.
J’ t’enlève pour un nouveau mond’
Ou l’amour, seul, vagabond’,
Sans se soucier de raison.
Viens et vie passionnément,
Mêm’ si ce n’est pas longtemps.

Regard’ ! le bonheur nous attend,
Viens avant qu’il ne chang’ d’idée.
C’est difficil’ de s’en aller.
De quitter nos doux rêves d’enfants.
Notr’ grand amour et nos envies
Nous emmèn’nt vers cett’ vie choisie

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Comédie musicale "Ysaure et Manant". "La poursuite". Texte 09

LA POURSUITE

(Le seigneur)
Que dis’nt les murs du château ?
Qu’un vilain a enlevé
Mon unique fill’ adorée ?
Remparts n’êtes-vous pas si haut,
Pour qu’un manant, un vaurien
S’empar’ de ma descendanc’ ?
Ell’ qui ne manquait de rien.
Cette fuit’ détruit l’allianc’
Qui devait êtr’ un cadeau.
Qu’on les ramèn’ au château.

(Ysaure)
Protège nous, amour, amour,
De tous ses arrangements.
Nous voulons vivre autrement :
Tout simplement notre amour.

(Le chevalier )
On enlève ma promis’
Que j’avais pourtant conquis’,
Au prix de mes grand’s bataill’s.
Je retrouv’rais cette canaill’,
Ramèn’rais ma dulcinée.
Je cacherais vit’ cette hont’.
Je ne veux pas que l’on racont’
Qu’il épousa une traînée.
Je veux qu’ mon honneur soit sauf
Ma futur femm’ au château

(Ysaure)
Protège nous, amour, amour,
De tous ses arrangements.
Nous voulons vivre autrement :
Tout simplement notre amour.

(Le peuple)
A travers les grand’s contrées,
Les villag’s, passe l’amour :
Un homm’ et un’ femm’, parée,
D’ l’innocenc’ du premier jour.
Protégeons ce grand bonheur
Des band’s armées du seigneur.
Ses gens d’arm’s sont un fléau.
Cours, cours, poursuis-le soldat,
Jamais tu ne le tu’ras.
La colèr’ grond’ au château.























(Ysaure)
Protège nous, amour, amour,
De tous ses arrangements.
Nous voulons vivre autrement :
Tout simplement notre amour.

(Manant)
J’entends les forc’s du château,
Nous pourchassant sans relach’.
Ami donn ’nous pain et eau.
Nous fuyons sans être lach’,
Pour avoir une vie meilleur’.
Un mond’ où l’amour peut vivr’
C’est vrai que nous avons peur
Continuons, nos pas, sans vivr’
Nous éloign’nt de l’échafaud.
Echapp’rons nous au château ?

(Ysaure)
Protège nous, amour, amour,
De tous ses arrangements.
Nous voulons vivre autrement :
Tout simplement notre amour.

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Comédie musicale "Ysaure et Manant". "Le jugement". Texte 10

LE JUGEMENT

L’épais brouillard étend ses mains.
Un linceul enveloppe ce bois.
L’herbe gelée craque sous le poids
Des gens d’armes cherchant le vilain.
La forêt, qui comprend le dram’,
N’est plus que cliquetis d’armur’s.
Les animaux, dans un murmur’,
S’enfuient. Les amoureux ,sans arm’s
Attend’nt l’injustic’ sous le chên’,
Regard’nt, venant vers eux, leurs chaîn’s.
Ils connaiss’nt leur malheureux sort.
Deux perl’s coul’nt sur les joues d’Ysaur’.



Va mon amour, Va mon Manant
Qu’import’ les jours, qu’import’ les ans
Les peines de cœurs, et les rancœurs
La hain’ des autres, et toutes nos peurs.
Car dans un monde plus aimant
On se retrouv’ra dans mille ans.

Pèr’ ! Je ferais ce que tu veux. (Ysaure)
J’épouserai, selon ton vœu,
Le chevalier. Je donn’ mon corps,
Mais pour l’amour du tout puissant,
Sauve la vie de mon Manant.
Tu sais que je suis le plus fort. (Le seigneur)
C’est bien que tu reprenn’s raison
Et te marie à mon ami.
Mais cet affront sera puni.
Lorsqu’il sortira de prison,
Il se balanc’ra au gibet
Le jour des noc’s et du banquet.

Va mon amour, Va mon Manant
Qu’import’ les jours, qu’import’ les ans
Les peines de cœurs, et les rancœurs
La hain’ des autres, et toutes nos peurs.
Car dans un monde plus aimant
On se retrouv’ra dans mille ans.



















Dans la grande salle du château
Se dress’nt les tables pour le banquet.
Dans la cour, travaill’ le bourreau :
Il dress’ tranquill’ment le gibet.
La musique s’enfuit d’la chapell’,
Ou s’unit Chevalier et Bell’.
Le père voit s’exhausser son vœu.
Le bourreau ajuste le nœud.
Et Manant lança dans un cri :
« Ysaur’, on s’aim’ra dans mille ans ».
Ell’ prononça un faible oui.
L’amour s’endormit pour longtemps.

Va mon amour, Va mon Manant
Qu’import’ les jours, qu’import’ les ans
Les peines de cœurs, et les rancœurs
La hain’ des autres, et toutes nos peurs.
Car dans un monde plus aimant
On se retrouv’ra dans mille ans.

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Comédie musicale "Ysaure et Manant". "Mariée". Texte 11

MARIÉE

Pass’nt les jour, pass’nt l’ennui
Nul intérêt , tu es parti.
A quoi bon bien sécher mes larm’s.
Je me sens seu’, vraiment sans arm’s
Devant cett’ vie sans avenir.
Bien sur me rest’ les souvenirs
Fidèl’s alliés contre l’oubli.
Je me languie de mon ami.
Ma vie est fad’ sans toi Manant,
Toi qui ne fut pas mon amant.
Mais mon cœur pour l’éternité
T’appartient, oh mon bien aimée.



Lorsque je me sens fatiguée,
Mon bras s’appuie sur Chevalier.
Il s’absent’ souvent du château.
Il a comme prétext’ une bataill’,
Ou autr’ occasion de ripaill’.
Qu’import’ s’il fait souvent le beau,
Ce n’est pas un mauvais mari.
Je me languie de mon ami.
Ma vie est fad’ sans toi Manant,
Toi qui ne fut pas mon amant.
Mais mon cœur pour l’éternité
T’appartient, oh mon bien aimée.



Années et souvenirs s’écroul’nt,
Gommant la jeuness’ du visage.
Douc’ment, l’ennuyeus’ vie s’écoul’nt.
Ell’ marqu’ tranquill’ment ce corps sage.
Ce corps qui te fut interdit.
Je ne vis que par habitud’
Car je ressens la solitud’.
Je me languie de mon ami.
Ma vie est fad’ sans toi Manant,
Toi qui ne fut pas mon amant.
Mais mon cœur pour l’éternité
T’appartient, oh mon bien aimée.


Je survis bien dans ce château
Où des servant’s s’occup’nt de moi.
Mon corps est nourri comm’ il faut.
Ca n’empêch’nt pas mon désarroi.
Ce qui m’ennuie, c’est qu’ mon mari,
N’a toujours pas la bonn’ idée,
De mourir en fidèl’ guerrier.
Je me languie de mon ami.
Ma vie est fad’ sans toi Manant,
Toi qui ne fut pas mon amant.
Mais mon cœur pour l’éternité
T’appartient, oh mon bien aimée.


Sur les monts le soleil déclin’ .
Sous le poids des ans je m’inclin’.
Bientôt la nuit s’écroulera
Fermant mes pauvr’s yeux délavés.
De cett’ vie, je suis fatiguée.
Je n’ veux plus être loin de toi.
Ce soir je suis enfin ravie :
Je te rejoins oh mon ami.
Ma vie est fad’ sans toi Manant,
Toi qui ne fut pas mon amant.
Mais mon cœur pour l’éternité
T’appartient, oh mon bien aimée.

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Comédie musicale "Ysaure et Manant". "L'amour passe temps". Texte 11bis

L’AMOUR PASSE TEMPS

L’amour meurt-il avec l’être
Aimé ? Pour beaucoup l’histoire
Finit ainsi. Mais peut-être
Que l’amour, sans le savoir,
Se redonne une seconde chance.
N’a-t-il pas choisi le bon
Moment ou bien s’est-il trom-
Pé au moment des vacances ?
Il est possible égal’ment
Que ces nobles sentiments,
Devant les difficultés,
S’en vont grandir loin de tout,
Dans un endroit bien caché,
A l’abri d’un monde de fou.
Puis ils décident de choisir
Deux êtres, qui ont de la place
Dans leur cœur pour bien grandir
Et occuper tout l’espace.
L’amour d’Ysaure et Manant,
Dans quel méandre, allée
Ou labyrinthe du temps
A-t-il bien vagabondé ?
Le seul élément dont nous
Disposons, c’est que mille ans
Plus tard il apparaît tout
Jeune et beaucoup plus puissant.

Tous droits réservés par Daniel Bouchery

Comédie musicale "Ysaure et Manant". "Les retrouvailles". Texte 12

LES RETROUVAILLES

Un jeun’ homm’ travers’ un’ prairie.
Au détour d’un petit bosquet,
Un château se dress’ devant lui.
Il s’arrêt’, soudain, stupéfait.
De ces rêv’s il gard’ cett’ image.
Il avanc’. C’n’est pas un mirag’.

Les souvenirs traversent les ans.
Je me souviens que j’aime quelqu’un.
J’me rappell’ pas qui pour autant.
Mon cœur, pourtant, s’en souvient bien.

Il s’avanc’ vers la forteress’,
Soudain envahi de tristess’.
Un guid’ expliqu’ aux visiteurs,
Qu’un trésor d’un’ très grand’ valeur
Se cach’ dans les murs du château.
Un’ jeun’ femm’ se promèn’ là-haut.

Les souvenirs traversent les ans.
Je me souviens que j’aime quelqu’un.
J’me rappell’ pas qui pour autant.
Mon cœur, pourtant, s’en souvient bien.

Troublée par les parol’s du guid’,
Le jeun’ homm’ se retrouv’, perdu,
Dans un’ immense sall’ humid’.
Attirer par une pierr’ fendu,
Il approch’ doucement la main.
Il a le sentiment d’un lien.

Les souvenirs traversent les ans.
Je me souviens que j’aime quelqu’un.
J’me rappell’ pas qui pour autant.
Mon cœur, pourtant, s’en souvient bien.
La jeune femme s’approche doucement.
Elle pouss’ fortement de ses mains.
La pierre s’ déplace dans un grinc’ment,
Laiss’ apparaîtr’ un’ cavité.
Elle retir’ un coffret en hêtre.
A l’intérieur dorment des lettr’s.

Les souvenirs traversent les ans.
Je me souviens que j’aime quelqu’un.
J’me rappell’ pas qui pour autant.
Mon cœur, pourtant, s’en souvient bien.

Alors des flash’s vienn’nt en mémoire.
Les jeun’s se remémor’nt l’histoire.
Ell’ se pass’ dans un’ autr’ vie.
J’ai écrit ces lettr’s mon ami. (Ysaure)
Mais alors tu est donc Ysaur’ ? (Manant)
Oui. J’ai écrit après ta mort. (Ysaure)

Les souvenirs traversent les ans.
Je me souviens que j’aime quelqu’un.
J’me rappell’ pas qui pour autant.
Mon cœur, pourtant, s’en souvient bien.

Oh mon bel amour de manants, (Ysaure)
Nous voilà enfin réuni.
C’est une histoir’ d’un autr’ temps.
Mais elle nous voit enfin amis.
Ta prédiction était réell’
Nos sentiments sont éternels

Les souvenirs traversent les ans.
Je me souviens que j’aime quelqu’un.
J’me rappell’ pas qui pour autant.
Mon cœur, pourtant, s’en souvient bien.

Tous droits réservés par Daniel Bouchery

Comédie musicale "Ysaure et Manant". "Le puzzle de l'amour". Texte 13

LE PUZZLE DE L’AMOUR

Un éclat très lumineux
Provenant de ton minois.
De grande brassées de joies
Extraient du fond de tes yeux.
Des parcelles de passion
prisent au fond de ton âme.
Des fragments d’émotions
Jaillissant de cette flamme.
Une flambée de chaleur
S’échapp’ de ton ardent cœur.




J’édifie de cette manière
Le puzzle de notre amour.
Tu es la pièce nécessaire,
L’être que l’on rencontre un jour.
La clé d’ voûte pour toujours.
C’est le puzzle de l’amour.



Ton seul regard me suffit
Pour être simplement heureux
Ton parfum troubl’ mon esprit.
Je ne pens’ plus qu’à nous deux.
Ta voix me fait de l’effet,
Comm’ le soleil sur la neig’.
Tes mains, j’ai un privilège,
M’emmène dans un monde secret.
Le goût du baiser d’un soir
Subsiste dans ma mémoire.



J’édifie de cette manière
Le puzzle de notre amour.
Tu es la pièce nécessaire,
L’être que l’on rencontre un jour.
La clé d’ voûte pour toujours.
C’est le puzzle de l’amour.



Tes gest’s, attir’ le bonheur.
Rapid’, il arrive sur l’heur’.
Une parole et aussitôt
S’échappe une douce mélodie.
Un pas, j’avance enhardie.
J’approch’ et j’effleure ta peau.
Ton sourire fige le temps
Et je savoure cet instant.
Ta complicité suffit,
Pour Illuminer ma vie.


J’édifie de cette manière
Le puzzle de notre amour.
Tu es la pièce nécessaire,
L’être que l’on rencontre un jour.
La clé d’ voûte pour toujours.
C’est le puzzle de l’amour.

Tous droits réservés par Daniel Bouchery

Comédie musicale "Ysaure et Manant". "L'amour outre temps". Texte 14

L’amour d’outre temps
(Chanson résumée d’une comédie Musicale)

Refrain
Cela fait bientôt mille ans
Que l’on attend d’être amant.
Ils voulaient nous séparer,
Ils n’ont fait que nous lier.
Ce qui maintient notre ardeur,
C’est l’espoir des retrouvailles.
Bien qu’ils aient mis des murailles
Pour séparer nos deux cœurs,
Nous sommes unis pour longtemps
Avec l’amour d’outre temps

Couplet 1
Ce château fort, dominant
Un’ calm’ et paisibl’ vallée,
M’attira comme un aimant.
Pourquoi étais-je captivé,
Par cette demeur’ féodal’ ?
Je parcourais quelques sall’s.
Au loin, une frêl’ jeun’ femm’
Cheminait parmi ces pierr’s.
A travers un’ meurtrièr’
Un rai, chanc’lant tel une flamm’
Eclaira son fin minois.
De loin surgit cet émoi !
Mais c’est vous ma dame Ysaur’ ?
Oui. Moi je vous croyais mort !

Couplet 2
Simple Manant du château
Je port’ les tonneaux de vin.
Et dans le donjon, la haut,
Vie mon cœur dans son écrin.
Promis’ à un chevalier,
Je ne peux que l’enlever.
Le seigneur, tel un devin,
Eventa mon beau dessein.
La port’ sur Ysaure, s’ferm’ra.
Au jour nuptial, me verra
Avec une bell’ cord’ au cou.
Non, ne pleure pas ma mie
Plus tard, dans un’ autr’ vie,
Nous vivrons un amour fou.





Couplet 3

Ma chère Ysaure enfin vous.
Manant, que ce monde est fou.
Nous voilà dans ce château.
Il a servi de berceau,
A cet amour ravageur.
Mais ce n’est pas ce seigneur,
Ni ce rustr’ de chevalier,
Qui nous empêch’ront d’aimer.
Ils fir’nt pourtant ce qu’ils pur’nt,
Notr’ passion était si pur’,
Que le temps s’y égara,
Permet à l’union d’antan,
de revivre sans tracas,
Car c’est l’amour d’outre temps.

Tous droits réservés par Daniel Bouchery

Comédie musicale "Ysaure et Manant". "L'amour éternel". Texte 15

L’AMOUR ÉTERNEL

Vous pouvez bien interdir’
A deux êtres de s’aimer.
Vous pouvez bien dans votre ir’
Détruir’ l’amour spontané.
Par conviction, vous cassez.
Vous brisez l’amour gênant.
Vous s’rez avec vos idées
Fossoyeur des sentiments.

Messieurs les puissants
Ecoutez encore.
Messieurs les violents,
L’amour est plus fort.
Messieurs les penseurs
L’amour contrarié
Messieurs les censeurs
Vivra libéré.

Mais un jour les sentiments
Ressurgissent du fond des ans.
Et l’amour pour dénicher
Une terre accueillante,
Enjambe les mentalités,
Les idées décevantes.
Il se pose, revigoré
Dans des cœurs désespérés.

Messieurs les puissants
Ecoutez encore.
Messieurs les violents,
L’amour est plus fort.
Messieurs les penseurs
L’amour contrarié
Messieurs les censeurs
Vivra libéré.

Alors la lumière jaillit.
Ensuit’, un voile lumineux
Enveloppe les amoureux,
Ils s’aventurent, éblouis
Sur la route de la passion.
Ils avancent plein de ferveur.
Ils n’ont qu’une destination.
Ils cherch’nt la rout’ du bonheur.


Messieurs les puissants
Ecoutez encore.
Messieurs les violents,
L’amour est plus fort.
Messieurs les penseurs
L’amour contrarié
Messieurs les censeurs
Vivra libéré

L’amour, force intemporelle,
Anime toujours les belles âmes.
A c’moment, cett’ citadell’
Enfermant votre flamme,
Se libérera de son joug.
Et là, messieurs les puissants,
Vous n’y croyiez plus du tout,
Arriv’ront les sentiments.

Messieurs les puissants
Ecoutez encore.
Messieurs les violents,
L’amour est plus fort.
Messieurs les penseurs
L’amour contrarié
Messieurs les censeurs
Vivra libéré

Tous droits réservés par Daniel Bouchery

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