Chansons sans musique ni interprète

La défête des mères : la tristesse d'une femme qui ne peut pas avoir d'enfant

Passer devant une école
C’est désormais interdit.
Juste le penser la rend folle.
Les parcs, les squares, elle les fuit.
La vue de tous ces landaus,
Lui met le cœur en lambeau.
Trop dur d’entendre un enfant
Crier joyeusement maman.
Le jour de la fête des mères
Elle imagine dans sa tête
Ce qui manqu’ra dans sa chair.
Mais hélas son corps s’entête,
Refuse son vœu le plus cher.
C’est la dé-fête des mères.
.
La pression la rend malade
Quand quelqu’un amical’ment,
Sans vraiment penser à mal,
Lui dit : « alors c’est pour quand ?»
Il voudrait donner son nom,
Mais elle ne peut que dire non.
Elle souhait’rait, mais ne peut pas.
Alors le mari s’en va.


Le jour de la fête des mères
Elle imagine dans sa tête
Ce qui manqu’ra dans sa chair.
Mais hélas son corps s’entête,
Refuse son vœu le plus cher.
C’est la dé-fête des mères.

Ses yeux ne sont plus embués,
Elle n’a plus aucune larme
Tellement son cœur a pleuré.
Lasse, elle a rendu les armes,
Quand le méd’cin lui a dit,
Que maint’nant tout est fini.
Malgré les années de trait’ment
Elle n’aura jamais d’enfant.

Le jour de la fête des mères
Elle imagine dans sa tête
Ce qui manqu’ra dans sa chair.
Mais hélas son corps s’entête,
Refuse son vœu le plus cher.
C’est la dé-fête des mères.


Tous droits réservés par Daniel Bouchery.

Dis grand-père : le changement climatique

Le soleil réchauffe ma chambre.
Pas une once de fraicheur,
En ce soir de décembre.
J’essuie une goutte de sueur.
Le jardin, rétrécit,
Ne laisse plus rien pousser.
On n'a plus un radis.
La terre est trop salée.
Je constat’ amèr’ment
Que maint’nant à mes pieds
Clapot’ tranquill'ment
La Méditerranée.

Beaucoup de discours fleuves.
L'eau passait sous les ponts.
L'eau passait sur les ponts.
L’eau nous met à l’épreuve.

J’ai trouvé dans le grenier
Un appareil, grand-père,
Des années vingt, usé,
Mais tu en étais fier.
Tu l’appelais smartphone.
J'ai vu une belle photo.
Toi devant cett’ mignonne
Maison au bord de l'eau.
Tu étais si heureux
Au milieu de la nature.
Cet endroit caillouteux
Qu’on appelait Côte d’azur.

Beaucoup de discours fleuves.
L'eau passait sous les ponts.
L'eau passait sur les ponts.
L’eau nous met à l’épreuve.

Papa m’a raconté,
Qu’il s'y baignait petit.
Ensuite l’eau a monté
Alors ils sont partis.
Ils ont déménagé
Beaucoup plus loin au nord.
C’est là que je suis né.
Et nous y sommes encore.
Dis grand père c'est bien vrai
Toi aussi tu savais ?
Silence musical
Pourquoi n'as tu rien fait ?

Beaucoup de discours fleuves.
L'eau passait sous les ponts.
L'eau passait sur les ponts.
L’eau nous met à l’épreuve.
 
Tous droits réservés Daniel Bouchery.

Le gaulois réfractaire : un aperçu du comportement français.

L’esprit d’ contradiction
Est sa motivation.
Toujours la discussion.
Vive la révolution.

Le gaulois réfractaire
A le verre salutaire.
D'une tournée d’apéro
Surgit un monde nouveau.

2015 la police,
Emus, ils applaudissent.
Quatr’ ans après, ils paient
Un voyou à succès.
2020 les méd’cins,
Ils applaudissent sans fin.
ils rêvent, en général,
D’entrer, même en civière,
Dans le corps médical.
Un fantasm’, l’infirmière.

Le gaulois réfractaire
A le verre salutaire.
D’une tournée d’apéro,
Surgit un monde nouveau.

Stop covid ne passe pas.
Vie privé, notre loi.
Je préfère les GAFA,
Car ils savent tout de moi.
Il se promène masqué.
Car bien intentionné.
Mais au coin de la rue
S’en fiche d’être démasqué.
Et ni vue ni connu,
Il le laisse bien tombé.

Le gaulois réfractaire
A le verre salutaire.
D’une tournée d’apéro,
Surgit un monde nouveau.

Il avait précédé
Ce minus , ce planqué,
Et mis l’éco atone,
en jouant aux nains jaunes.
Il décapite les rois
cherche la tête de l’emploi.
Après avoir passé
Des meneuses en revues,
Pour une Gaule dépitée,
Il cherche toujours l’élu.

Le gaulois réfractaire
A le verre salutaire.
D’une tournée d’apéro,
Surgit un monde nouveau.

Le gaulois réfractaire
A le verre salutaire.
D’une tournée d’apéro,
Surgit un monde nouveau.


Tous droits réservés Daniel Bouchery.

Un souvenir d'avant : devant le monument aux morts, un homme se rappel l'amour pour cette femme, morte en résistante, pendant la seconde guerre mondiale.

Un ruban dans tes cheveux
Une vraie boule de feu
J’adorais cette chaleur
Et restait à tes côtés.
Souriant sans parler,
La main posée sur ton cœur.
Fixant tes yeux bleus,
Je voyais l’av’nir à deux.

Plaqué sur la poitrine,
Un bout d’ fer pour l’honneur.
Ancré dans la poitrine,
Un bout d’ fer pour l’horreur.
Planté au garde-à-vous
Devant ce monument,
J’avoue, je pense à vous.
Un souvenir d’avant.

Belle messagère de l’espoir,
S’enfonçant dans le soir.
Rien ne pouvait t’arrêter,
Sur cette route sans lend’main.
L’éclair fut soudain
Te projetant dans le fossé.
Je fixais livide
Cette roue tournant dans le vide.

Plaqué sur la poitrine,
Un bout d’ fer pour l’honneur.
Ancré dans la poitrine,
Un bout d’ fer pour l’horreur.
Planté au garde-à-vous
Devant ce monument,
J’avoue, je pense à vous.
Un souvenir d’avant.

Le futur n’existait plus,
Maudits inconnus.
Noyé dans le flot des larmes,
Mes rêves se sont écoulés,
Sans tuer nos idées.
Sûr je reprendrais les armes.
Bon sang ça fait mal,
Dans ton front ce bout d’métal.

Plaqué sur la poitrine,
Un bout d’ fer pour l’honneur.
Ancré dans la poitrine,
Un bout d’ fer pour l’horreur.
Planté au garde-à-vous
Devant ce monument,
J’avoue, je pense à vous.
Un souvenir d’avant.

Tous droits réservés par Daniel Bouchery

Encore seule : une autre femme a pris sa place.

Un téléphone à l’oreille
Tous ces mots qui t’émerveillent.
On te sens bien épanoui.
Mais pas moi.
Un rendez-vous pour demain
Dans le resto que t’aimes bien.
Tu es pressé d’être à deux.
Mais pas moi.

On restera copain.
C’est là ton seul refrain.
Mais J’en n’ai rien à faire.
Je suis célibataire.
A quoi bon toute ces heures,
Car j’ai un corps sans cœur.

Une jolie silhouette s’avance
Charmé par tant d’élégance.
En la voyant tu souris.
Mais pas moi.
Une tête sur ton épaule
Ce beau visage qui te frôle
Ça se voit, tu es heureux
Mais pas moi.

On restera copain.
C’est là ton seul refrain.
Mais J’en n’ai rien à faire.
Je suis célibataire.
A quoi bon toute ces heures,
Car j’ai un corps sans cœur.

Tu es mon unique bijou
Disais-tu amoureusement.
Ta main caressait ma joue
Tendrement.
Nos souvenirs
Me font très mal.
La vie ne me fait plus rire
Tout ça pour un mâle.

On restera copain.
C’est là ton seul refrain.
Mais J’en n’ai rien à faire.
Je suis célibataire.
A quoi bon toute ces heures,
Car j’ai un corps sans cœur.

Nos instants secrets s’effacent.
Cette fille a pris ma place,
Laissant mon cœur se briser.
Se briser.
Comme seul ami un mouchoir.
Le cœur triste de ne pouvoir
Donner envie de rester.
De rester.
Tous droits réservés à Daniel Bouchery

Le manège : le plaisir d'un enfant quand la fête foraine arrive dans le village.

Une voiture bariolée,
La musique à tue-tête,
Dans la rue est passée,
Criant bientôt la fête.
J’ai vu un beau camion
Avec plein de dessins
Y en avaient des millions.
Ou peut-être un peu moins.
J’étais vraiment content
J’ai d’mandé à maman
D’aller sur la grand’ place.
C’est là que ça se passe
Sur l’affiche de couleur,
Je n’ai pas bien vu l’heure
Pour la date, j’ai vu juin.
C’est demain. C’est demain.

La tête en l’air, en l’air.
La main levée, levée
J’en ai si souvent rêvé.
Et maintenant j’espère.
Demain j’y arriv’rais
A prendr’ la queue du mickey.

On ira à la fête
C’est maman qui l’a dit.
A l’école j’suis en tête.
Je n’suis jamais puni.
Aujourd’hui je s’rais sage.
Je ferai pleins d'sourire
C’est la fête au village.
Je cass’rai ma tir’lire
Je f’rais des tours en plus.
Merci Tonton Claudius.
Plus de pêche au canard,
Maintenant, j’en ai marre.
Le manège est joli.
Le monsieur est gentil.
J’aime beaucoup les forains.
C’est demain. C’est demain.

La tête en l’air, en l’air.
La main levée, levée
J’en ai si souvent rêvé.
Et maintenant j’espère.
Demain j’y arriv’rais
À prendre’ la queue du Mickey.

Dans un avion d’couleur
J’atteindrai l’arc-en-ciel
Et comme dans l’ascenseur
Je jouerai à m’faire peur.
Ou sur un chameau vert,
Mes bras autour du cou
Je traverserai le désert
Pensant à mon doudou.
Je veux pas d’un camion.
C’est pas assez mignon.
J’veux une voiture de course
Pour rejoindre la grande ourse.
Ou une bicyclette bleue,
Pédalant comme je peux
Derrière un sous-marin.
C’est demain. C’est demain.

La tête en l’air, en l’air.
La main levée, levée
J’en ai si souvent rêvé.
Et maintenant j’espère.
Demain j’y arriv’rais
A prendr’ la queue du mickey.
Tous droits réservés à Daniel Bouchery

La complainte du soleil : le soleil voit la terre se détruire.

La montagne, d’un regard maternel
Suit le parcours de l’enfant naturel.
Ses eaux si claires, fierté de sa mère
Charrie un poisson sur le dos, vert.

Je suis vraiment en colère.
Que faites vous de ma jolie planète bleue ?
Vous êtes devenus des fous, pas des dieux,
Pour détruire ma terre.

Des rouleaux depuis des millénaires
Pour des grains de sables, attaquent les falaises.
L’homme, pour un grain de folie, à l’aise,
Transforme en poubelle cette belle mer.

Je suis vraiment en colère.
Que faites vous de ma jolie planète bleue ?
Vous êtes devenus des fous, pas des dieux,
Pour détruire ma terre.

La forêt danse sous les rafales du vent.
Et ce rappelle cette période d’avant
Où son ami n’était pas le plus fort.
Elle se désole de voir ce bois, mort.

Je suis vraiment en colère.
Que faites vous de ma jolie planète bleue ?
Vous êtes devenus des fous, pas des dieux,
Pour détruire ma terre.

Tous droits réservés par Daniel Bouchery

La nuit : le mal être d'un homme.

Chaque nuit je traine.
Je traine de la cuisine
Au fauteuil, je traine.
Je suis sans copine.
Chaque nuit je vis.
Je vis mes angoisses.
De mes peurs je vis.
Une vie sans audace.

Le jour je suis mon personnage
Je redeviens l’homme sage
Qui tient la porte – à la vieille dame
Je suis une bonne âme.
Quand vient la nuit, mon envie forte
C’est d’lui flanquer la porte
Très fort dans la figure.
Jeunes et vieux la fracture.

Chaque nuit je traine.
Je traine de la cuisine
Au fauteuil, je traine.
Je suis sans copine.
Chaque nuit je vis.
Je vis mes angoisses.
De mes peurs je vis.
Une vie sans audace.

La nuit c’est mon refuge
J’oublie, j’aime pas le jour
La nuit un subterfuge
Pour une vie sans amour.
Ne plus croiser les gens
Qui ne me remarque pas.
Viendra le temps
Où la vie sourira.

Chaque nuit je traine.
Je traine de la cuisine
Au fauteuil, je traine.
Je suis sans copine.
Chaque nuit je vis.
Je vis mes angoisses.
De mes peurs je vis.
Une vie sans audace.

La nuit je traine.
Je traine mon désespoir.
La nuit je traine.
La nuit j’attends le soir.

Tous droits réservés par
Daniel Bouchery

Pas sûre : le doute d'une femme sur ses capacités.

Le soleil simplement brille.
Sans fioritures, il s’impose.
Si dans le ciel il scintille
Humblement sur moi se pose.
Le soleil, lui, craint personne.
Au milieu de l’univers
Il fait le beau, fanfaronne,
Car il n’a pas d’adversaire
C’est sûr qu’il peut faire le fort
Car lui, pour nous éblouir
Il n’a pas besoin d’effort.
Son regard nous fait rougir
Pourtant, je peux faire la fière
Car moi je suis volontaire.

Pourquoi je doute ?
Pourquoi je n’ose ?
Aller vers les autres.
Je le redoute.
Ça m’indispose.
Je rêve d’être une autre.

Et toutes ses bombasses
Lovées dans les magazines.
Avec un sourire de bétasse
Elles expliquent et me bassinent
Avec leurs conseils débiles.
Il faut rayer la choucroute
Puis en fringue changer de style
Alors, je tiendrai la route.
C’est sur qu’en effaçant tout
Avec un bon logiciel,
On enlève certains atouts,
Et reste le superficiel.
Peu m’importe ces filles virtuelles,
Car moi je reste naturelle.

Pourquoi je doute ?
Pourquoi je n’ose ?
Aller vers les autres.
Je le redoute.
Ça m’indispose.
Je rêve d’être une autre.

J’sais pas, mais certains attirent
Facilement la sympathie.
Ils n’ont qu’un seul mot à dire
On écoute comme par magie.
Ils sont le centre d’intérêt
Puis deviennent vite capital
Car ils font toujours de l’effet.
Leur présence devient vitale.
C’est sûr, ils en font des tonnes
Ils ont peur de perdre leur place
Et leur attitude détonne.
Pas de raison qu’je m’efface
Pas besoin d’cérémonial
Car moi je suis conviviale.

Pourquoi je doute ?
Pourquoi je n’ose ?
Aller vers les autres.
Je le redoute.
Ça m’indispose.
Je rêve d’être une autre.

Tous droits réservés par
Daniel Bouchery

L'anti-chambre de l'amour : une relation entre deux amours.

L’antichambre de l’amour
Nos pas foulaient les mêmes sentiers,
Le rêve de nos vacances d’été.
Tu t’promenais seul sous les cieux
Et je n’étais pas plus nombreux.
J’fixais ton regard captivant.
J’aimerais le voir plus souvent.

Cet amour germant, j’le souhaite.
Nous mèn’ra-t-il avec envie,
Sur le long chemin de la vie ?
Et tant pis si cela s’arrête,
Nous finirons alors un jour
Dans l’antichambre de l’amour.

Les week-ends nous partions heureux,
Dans toute la France en amoureux,
Avec le plaisir pour compagne.
Nos grande ballad’ en campagne,
Gard’nt l’empreint’ de nos retrouvailles.
Nous laissons des champs de bataille.

Cet amour naissant, j’le souhaite.
Nous mènera-t-il sans envie,
Sur le long chemin de la vie ?
Hélas maintenant qu’il s’arrête,
Nous arrivons alors ce jour
Dans l’antichambre de l’amour.

L’amour s’en va s’en artifice.
Ne pleure pas, on rest’ complice.
Notre belle histoire tourne court.
Ca n’empêch’ pas de fair’ l’amour.
Nous attaquons l’atterrissage.
Dois-t-on pour autant rester sage ?

L’amour fuyant aux oubliettes
N’ira pas plus loin, plus envie,
Sur le long chemin de la vie.
Et maintenant que tu es prêt,
Quitt’ras-tu avant moi, un jour,
Cette antichambre de l’amour.

Tu restes seul avec tristesse.
Mais ton cœur meurtri guérira.
Un homm’ acceptera tes bras
Et te couvrira de tendresse.
Nous recherchons une âme sœur.
Nous recherchons le même bonheur.

Cet amour germant, j’le souhaite.
Nous mèn’ra-t-il avec envie,
Sur le long chemin de la vie ?
Et tant pis si cela s’arrête,
Nous finirons alors un jour
Dans l’antichambre de l’amour.

Tous droits réservés par
Daniel Bouchery

Les parcelles d'amour.

C’est l’âge je n’en peux vraiment plus.
Une soirée avec les copains.
Je mang’ bien et suis repu.
Mais gare au lendemain matin
Car j’ai un réveil difficile.
Je me sens tout barbouillé
Et dans ma tête, j’ai pleins d’aiguilles.
Quand j’pens’, qu’il y a quelques années,
J’pouvais passer des nuits blanches
Et être en forme pour travailler.
J’ai l’impression d’êtr’ une vieill’ branche
Qu’on jett’ra dans la ch’minée
Laiss’ tomber la fumée
Et tout’ tes idées tristes.
Tu es en bonn’ santé
Alors soit optimiste.
Tu as bon pied, bon oeil
Et un cœur de cent’naire.
Rest’ pas dans un fauteuil
Et la vie va te plaire.

Dans ma vie de chaque jour,
Je reçois des parcelles d’amour
Que me donnent mes amis,
Que me donnent ma famille.
Quand je regarde autour de moi,
Sont bien petits tout mes tracas.
J’ai vraiment tout pour être heureux.
Et dans mon cœur le ciel est bleu.

Partout on entend, c’est la crise
Et de difficile fin de mois.
Je ne vois pas la reprise.
Et j’ai peur de perdre mon emploi.
Quand tous les ans j’pars en vacances
C’est restriction de rigueur.
Je fais attention aux dépenses,
Avec des épinards sans beurre.
Et pour les sorties du soir,
Je prends plus de vin au resto.
Just’un extra, un petit noir.
C’est dure la vie sans un pot.
Mais pourquoi tu te plains
Tu souffles, tu cries, tu pleures
Alors que tout va bien.
Trop vite viendra ton heure.
Au-d’ssus d’la tête, un toit
Et dans l’assiette du pain.
Un manteau, jamais froid.
La vie est vraiment bien.
.
Dans ma vie de chaque jour,
Je reçois des parcelles d’amour
Que me donnent mes amis,
Que me donnent ma famille.
Quand je regarde autour de moi,
Sont bien petits tout mes tracas.
J’ai vraiment tout pour être heureux.
Et dans mon cœur le ciel est bleu.

Et quand je vois tout cette misère
Qui ce répand sur c’foutu monde
J’avoue que ça m’désespère.
Malgré moi, j’y pense chaqu’ seconde.
Quand j’allum’ mon amie télé,
Pour avoir un peu d’couleurs,
J’aim’rai me changer les idées.
Hélas les infos me font peur.
Quand J’vois partout cett’ violence
J’ai peur. C’est vraiment effroyable
Il n’y a aucun’ tolérance
Dans ce bas monde pitoyable.
Regarde ce jardin
Aux fleurs multicolores.
Respire leurs parfums
Et profite du décor.
Au milieu, ta maison
Avec des rires de bambins
Tu as bien des raisons
Dans la vie d’être bien.

Dans ma vie de chaque jour,
Je reçois des parcelles d’amour
Que me donnent mes amis,
Que me donnent ma famille.
Quand je regarde autour de moi,
Sont bien petits tout mes tracas.
J’ai vraiment tout pour être heureux.
Et dans mon cœur le ciel est bleu.

Tous droits réservés par
Daniel Bouchery

Le fil de l'amour : chaque couplet est un instantané de l'amour.

J’étais en pleine crise d’acné.
C’est une belle journée d’été.
Me dit-elle timidement.
Je souris en m’tortillant.
Dans ma tenue d’écolier.
Je me sentais un peu moche
Et regardait mes souliers.
Je sortais les mains de mes poches
Elle me prit alors le bras.
Me serra contre son corps,
Tendrement, elle m’embrassa.
Mon cœur s’en souvient encore.

Amour après amour
Mon cœur a bien grandi.
A jamais, pour toujours
Des coups, il en a pris.
Maintenant, il connaît
La raison d’ces travers
C’est toi qu’il attendait
Et t’reçois cœur ouvert.

J’l’ai croisé par hasard.
Je cherch’ le chemin d’la gare
Bredouilla-t-elle doucement.
Je cherchais éperdument
Un mot pour la retenir.
Je m’sentais alors tout chose
Attiré par son sourire,
Qu’elle avait laissé sur pause.
Le monde avait disparu.
Nos regards restaient figés
Soudés par un fil ténu
Reliant nos cœurs embrasés.

Amour après amour
Mon cœur a bien grandi.
A jamais, pour toujours
Des coups, il en a pris.
Maintenant il connaît
La raison d’ ces travers
C’est toi qu’il attendait
Et t’ reçois cœur ouvert.

Je veux pas que tu t’évades
Sans toi la vie serait fade
Me glisse-t-elle à l’oreille.
Je suis près d’une merveille.
Sur une boussol’ l’aiguille
Est orientée vers le nord.
Et avec toi mes yeux brillent,
Car attiré bien plus fort.
Nos sentiments aimantés
Se renforc’ jour après jour
Il ne rest’ plus qu’à graver
Sur nos deux cœurs un toujours.

Amour après amour
Mon cœur a bien grandi.
A jamais, pour toujours
Des coups, il en a pris.
Maintenant il connaît
La raison d’ ces travers
C’est toi qu’il attendait
Et t’ reçois cœur ouvert

J’ai toujours le cœur fidèle
Mais j’ai le corps infidèle,
Me lach’ t-ell’ dans la dispute.
J’encaisse pas cet uppercut
Qui détruit mon avenir.
Bien sûr que j’avais des doutes.
Masqués par son beau sourire,
J’voulais continuer ma route,
Avec elle à mes côtés.
Mais à ce point de rupture
Il ne reste plus qu’à poser,
Sur mon cœur des points d’suture.

Amour après amour
Mon cœur a bien grandi.
A jamais, pour toujours
Des coups, il en a pris.
Maintenant il connaît
La raison d’ ces travers
C’est toi qu’il attendait
Et t’reçois cœur ouvert.

Tous droits réservés par
Daniel Bouchery

Les accros du boulot : le travail passe avant tout.

Dans la chambre des enfants
Les photos des déplacements.
Rien des fêtes dominicales
Ni des soirées familiales.
Les accros du boulot
Ont de drôles de photos.
En plein’ nuit ils se réveillent .
Pressés d’envoyer des mails.
Plus absorbés par leur stress,
Que par les courb’s d’leur maîtresse.
Les accros du boulot,
Ne sav’nt plus c’ qui est beau.

Les accros du boulot
Ont leurs doses de travaux.
Y a plein de revendeurs
Qui ont pignon sur rue.
Tous ces entrepreneurs
Chez qui les clients s’ ruent.

.Au bureau, ils s’épanouissent.
Trist’s que les journées finissent.
Certains sont si bien ancrés,
Qu’on les appell’ attachés.
Les accros du boulot
N’ont jamais de repos.
Ils traversent un parc urbain
Entend’nt siffloter un s’rin.
Pour eux ce bruit qui résonne,
C’est un téléphone qui sonne.
Les accros du boulot
N’écout’nt plus les oiseaux.

Les accros du boulot
Ont leurs doses de travaux.
Y a plein de revendeurs
Qui ont pignon sur rue.
Tous ces entrepreneurs
Chez qui les clients s’ ruent.

Tous droits réservés par
Daniel Bouchery

C'est la vie : le regard d'une jeune handicapée sur sa soeur, frivole.


Tu fonces et tu cours insouciante
Dans ce grand espac’ de la vie,
Tu es heureus’ et souriante.
Comm’ l’est une jeuness’ sans soucis.
Un obstacle se dress’ sur ta route
Tu le franchis sans aucun doute.
Tu trébuches mais tu te relèves
Tu poursuis la quêt’ de tes rêves.
Mais cela n’a rien d’irréel
Le gest’ te parait naturel.
Il me faut beaucoup d’ volonté,
Pour les petits gestes quotidiens.
Tout’s ces habitud’s du matin
Qui se déroulent sans y penser.
Tendre la main avec effort,
Je le fais pour ton réconfort.

Dans tes yeux, l’indifférence.
Dans ton corps, la différence.
Dans ma tête, de la souffrance.
Dans nos cœurs, la ressemblance.

Les pays étrangers t’attirent
Mais tu as peur de prend’ l’avion.
Tu n’as qu’une envie, c’est partir.
Connaître de nouveaux horizons
Ta valis’ est déjà trop lourde
Où mettre ton doudou d’amour.
Et cett’ photo sur ton passeport
Le photographe t’a fait du tort.
Et je ne parl’ pas des trous d’air.
Si tu pleures, de quoi t’auras l’air.
Je suis loin de tous ces tracas.
Je ne quitterais jamais le sol.
Mon corps ne le support’rait pas.
Tu sais je ne suis pas vraiment folle,
C’est dans ma têt’ tous ces plaisirs.

Dans tes yeux, l’indifférence.
Dans ton corps, la différence.
Dans ma tête, de la souffrance.
Dans nos cœurs, la ressemblance.

Un petit bouton sur le nez.
Et tu en veux au monde entier.
T’as peur de plus être jolie
Car ce soir tu vois ton ami.
Tu t’sens moche et défigurée.
On dirait une handicapée.
En crise de nerf devant la glace
De grosses perles coulent sur ta face.
Tu as maintenant les yeux rougis.
Tu accumules les ennuis.
Moi j’ai parfois les yeux gonflés
Quand en secret j’ai trop pleuré.
Mais si tu veux savoir pourquoi.
Demande-le à ma poupée.
Allez n’hésite pas, parle-moi.
Je suis là pour te consoler.

Dans tes yeux, l’indifférence.
Dans ton corps, la différence.
Dans ma tête, de la souffrance.
Dans nos cœurs, la ressemblance.

Tous droits réservés par
Daniel Bouchery

La naissance : l'extase devant ce nouveau né.


Oh les beaux petits pieds !
En plus il a deux mains.
On est tout excité.
A la vue du bambin.
A peine que sa babille
On s’esclaffe, on sourit
On devient des débiles,
Heureux des gazouillis.
J’sais, ça vous fait marrer
Mais c’est mon bébé.
Un petit bout de nous
Un grand bout d’amour
Un petit bout d’chou
Et c’est le grand jour.
Tu n’as pas fait un sourire
Mais déjà mon avenir.
Il est vraiment trognon
Il a mon petit nez.
Tu t’prends pour Apollon,
C’est celui de pépé.
Ou plutôt tante Yvonne.
Arrêter toute ces piques
Il ressemble à personne.
Cet enfant est unique,
Il ne faut pas chercher,
Car c’est mon bébé.
Un petit bout de nous
Un grand bout d’amour
Un petit bout d’chou
Et c’est le grand jour.
Tu n’as pas fait un sourire
Mais déjà mon avenir.
Un rayon de soleil
Une étoile dans la nuit
Il n’a pas son pareil
Pour rendre heureuse ma vie.
Et je passe des heures
A regarder la mère.
Elle qui m’donne ce bonheur
De contempler ma chair.
Inutile d’rigoler
C’est notre bébé.
Un petit bout de nous
Un grand bout d’amour
Un petit bout d’chou
Et c’est le grand jour.
Tu n’as pas fait un sourire
Mais déjà mon avenir.


Tous droits réservés par
Daniel Bouchery